PORTRAIT

Alice Varela, la petite merveille du rugby à XIII Publié le
Date de publication
17 février 2020

Alice Varela
Alice Varela, la petite merveille du rugby à XIII.
Chapeau

Sweat sur les épaules et crampons aux pieds, Alice Varela, 32 ans, capitaine des Zoulouzen l’équipe féminine du Toulouse Ovalie XIII, nous reçoit un soir de semaine à son club situé dans le quartier Montaudran. 

Corps

Salariée dans une banque toulousaine, elle s’apprête à chausser ses crampons pour un entraînement avant un match de championnat décisif pour son équipe le week-end suivant. « J’ai découvert le rugby à XIII avec mon père qui m’amenait voir les matches à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), ça m’a de suite plu », se souvient celle qui a été, il y a quelques semaines, marraine du 2ème Trophée des championnes organisé par le Conseil départemental. Avant de rejoindre les Zoulouzen où elle évolue au poste de demi d’ouverture, Alice découvre le sport en pratiquant la gymnastique, puis l’athlétisme. 

 

Sa force : le mental

À l’âge de 16 ans, elle débute le XIII dans le petit club de Pujols, le village familial proche de Villeneuve-sur-Lot. Alice Varela se passionne pour ce sport peu médiatisé et doit faire face aux sceptiques. « C’est vrai, les filles sont confrontées à des stéréotypes du type « le rugby c’est pour les garçons ». Il y a toujours des personnes réticentes, mais quand elles viennent voir nos matches, on leur montre que le rugby à XIII peut être un sport pratiqué par les filles ». Décrite comme timide et réservée par certains de ses proches, la jeune femme fait l’unanimité par sa détermination, sa motivation et sa fidélité en amitié dans son entourage sportif et professionnel. « C’est la meilleure joueuse que j’ai entrainée », confie d’emblée Guillaume Cau, le coach du TOXIII. « Sa grande force est son mental. Elle ne faiblit jamais et a cette capacité à apaiser tout le monde sur un terrain ». Même son de cloche pour sa coéquipière, Aude Goubirate, qui côtoie Alice depuis sept saisons. « Elle est plus qu’une amie, elle fait partie de ma famille », lâche la joueuse originaire de Nouvelle-Calédonie. « Comme elle est très exigeante envers elle-même et avec les autres, elle nous oblige à nous surpasser. Elle a une grande part dans nos trois derniers titres de championne de France ». 

« Oui, le rugby a XIII peut être joué par des filles ! »

 

Nouveau défi

Chez son employeur, la joueuse des Zoulouzen suscite le respect autant que l’admiration. « Quand on la voit jouer, on devine ce qui fait ses valeurs : esprit d’équipe, motivation, capacités d’adaptation, confie Jocelyne Pégard, sa responsable à la banque où elle travaille depuis cinq ans. Pour un manager, c’est un bonheur de l’avoir dans son équipe. » Une force de caractère et des qualités qui ont permis à Alice Varela de gagner plusieurs titres de championne de France avec Pujols et les Zoulouzen, et d’intégrer en 2008 l’équipe de France. Onze ans plus tard, la capitaine des Bleues s’apprête à disputer sa troisième Coupe du monde en 2021 en Angleterre et défier les références mondiales dans le rugby à XIII, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Encore une fois la « Zoulouzen » enfilera son maillot, chaussera ses crampons et montrera la voie aux plus jeunes. 

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